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La paire EUR/USD poursuit le mouvement haussier entamé après deux balayages de liquidité, marqués sur le graphique par des lignes rouges. L’imbalance 17 a longtemps contenu la progression des acheteurs avant d’être totalement invalidée. La semaine dernière, deux nouvelles imbalances — 20 et 21 — se sont également formées. Toutes deux sont haussières. La plus proche pourrait théoriquement générer un signal dès aujourd’hui. L’imbalance 21 fait environ 80 points de large, ce qui est assez conséquent compte tenu du niveau d’activité des traders ces dernières semaines. Par conséquent, le prix peut entrer dans la zone de l’imbalance 21 et y rester un certain temps. Il pourrait même reculer jusqu’à 1,1589 avant de repartir à la hausse et de former un signal haussier. Quoi qu’il en soit, le sentiment de marché reste haussier, ce qui signifie que les traders doivent continuer de rechercher des signaux d’achat.
À mon avis, le contexte fondamental continue de soutenir pleinement les acheteurs. Premièrement, on voit clairement sur n’importe quel graphique que l’euro a commencé sa progression depuis des niveaux relativement bas par rapport à son prix moyen de l’an dernier. Deuxièmement, le marché n’anticipe plus de resserrement de politique monétaire par le FOMC en septembre. Troisièmement, le marché commence à douter de la capacité de la Fed dirigée par Kevin Warsh à durcir sa politique monétaire. Quatrièmement, les statistiques américaines se révèlent décevantes ces derniers temps. Cinquièmement, les développements géopolitiques ne soutiennent plus les vendeurs ni le dollar. Sixièmement, la BCE pourrait à nouveau resserrer sa politique monétaire cet automne. Septièmement, le Trésor américain a décidé d’augmenter ses achats d’obligations à long terme, ce qui réduit la demande de dollar. Huitièmement, une nouvelle guerre commerciale entre les États‑Unis et le Canada, ainsi qu’entre les États‑Unis et la Chine, pourrait débuter dans un avenir proche. Dès lors, je ne vois aucune raison de s’attendre à une progression baissière.
Comme je l’ai signalé ces dernières semaines, si le marché du travail affiche une nouvelle fois un résultat faible, cela constituera un motif suffisamment solide pour que la Fed renonce à relever ses taux. À l’heure actuelle, l’état du marché du travail américain est l’une des principales raisons de la baisse du dollar, car il limite fortement la marge de manœuvre de la Fed. Le rapport annuel sur les Nonfarm Payrolls sera publié vendredi. S’il ressort en dessous des attentes, cela offrira un nouvel argument en faveur d’un affaiblissement de la devise américaine.
Je rappelle que les anticipations concernant la politique monétaire de la Fed ne sont que des anticipations, susceptibles d’évoluer en fonction de la situation géopolitique ou des données économiques. Le marché peut anticiper un assouplissement ou un resserrement et intégrer ces attentes dans les prix, comme on l’a vu entre le 17 et le 24 juin. Toutefois, cela ne signifie pas que ces prévisions se concrétiseront. Les dernières statistiques sur le marché du travail américain ont montré de mauvais résultats, l’inflation a ralenti et la croissance du PIB a perdu de son élan. Ces trois facteurs ont fait naître des doutes quant à de futures hausses de taux du FOMC, non seulement en septembre mais aussi dans un horizon proche. À mon sens, la seule véritable opportunité pour les vendeurs réside actuellement dans une nouvelle escalade au Moyen‑Orient. Cependant, Donald Trump ne semble pas enclin à une escalade militaire. Il cherche désormais à user l’Iran par une pression de long terme.
Le tableau technique actuel suggère une probabilité assez élevée de poursuite de la dynamique haussière. L’imbalance baissière 17 a été testée, mais la réaction a été faible, et la configuration est désormais invalidée. L’imbalance haussière 19 reste non testée. La nouvelle imbalance haussière 20 n’a pas non plus fourni de signal d’achat aux traders. Une autre imbalance haussière, 21, s’est formée et pourrait générer un signal cette semaine. À l’heure actuelle, les acheteurs disposent de positions et de perspectives nettement plus solides que les vendeurs.
Il n’y a pas eu de nouvelles économiques significatives lundi, mais de nombreux indicateurs et événements sont prévus pour le reste de la semaine. Les traders peuvent donc s’attendre à des mouvements de prix potentiellement marqués au cours des quatre prochains jours.
Les acheteurs conservent un nombre considérable de raisons d’attaquer en 2026, et même le déclenchement de la guerre au Moyen‑Orient ne les a pas vraiment affaiblies. Structurellement et à l’échelle globale, la politique de Trump, qui a provoqué une forte baisse du dollar l’an dernier, n’a pas changé. À ce stade, je ne vois aucun facteur sérieux en faveur de la devise américaine, malgré la position officiellement hawkish du FOMC. Les développements géopolitiques, qui ont soutenu la demande de dollar pendant une bonne partie du premier semestre 2026, ne jouent plus ce rôle. Le conflit au Moyen‑Orient reste non résolu, mais il n’y a pas eu de nouveaux affrontements ni du côté de l’Iran ni du côté des États‑Unis.
Le 25 août, le calendrier économique comporte cinq publications, dont aucune ne me paraît importante. L’influence du contexte économique sur le sentiment de marché mardi devrait être extrêmement faible, voire nulle.
À mon sens, la paire reste en phase de formation d’une tendance haussière. Le contexte fondamental s’est nettement retourné en faveur des vendeurs il y a six mois, mais la tendance elle‑même ne peut pas être considérée comme invalidée ou achevée. Les acheteurs peuvent donc parfaitement poursuivre leur progression après les deux balayages de liquidité sur des creux clairement identifiés.
Actuellement, les traders haussiers bénéficient du soutien des imbalances 20 et 21. Un nouveau signal d’achat pourrait se former cette semaine. Je considère 1,1797 et 1,1850 comme les objectifs haussiers pour l’euro.