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10.06.2026 08:34 AM
Le Moyen-Orient de nouveau au bord d’une escalade à grande échelle

Le marché des changes a réagi très rapidement à la nouvelle selon laquelle le Moyen-Orient se trouve de nouveau au bord d’une escalade à grande échelle. Le dollar s’est apprécié tandis que les autres devises reculaient après l’annonce que les États-Unis avaient frappé des systèmes de défense aérienne iraniens, des postes de commandement au sol et des radars près du détroit d’Hormuz, après que Trump a accusé Téhéran d’avoir détruit un hélicoptère militaire Apache américain.

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L’Iran a immédiatement répliqué : les IRGC ont annoncé des frappes de drones contre le quartier général de la US Fifth Fleet à Bahreïn, ainsi que contre des installations militaires américaines en Jordanie et au Koweït. Des explosions ont également été signalées sur l’île de Qeshm et le long de la côte sud de l’Iran.

Malgré tout ce qui se passe, Trump a qualifié ces représailles de « très fortes et très puissantes » ; toutefois, le US Central Command a choisi ses mots avec prudence — l’opération a été décrite comme une « réponse proportionnée », ce qui traduit la volonté de Washington de contenir l’escalade sans passer à une reprise à grande échelle de la guerre.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Araghchi, a déclaré que le pays ne laisserait aucune attaque sans réponse. Cependant, dans la soirée, l’Iran comme Israël ont annoncé l’arrêt des frappes réciproques, avec pour conséquence un allègement des tensions sur les marchés et un léger rebond des actifs à risque. Netanyahu a promis de s’abstenir de tirer sur l’Iran si ce dernier ne frappe plus, tout en confirmant son intention de poursuivre les opérations contre le Hezbollah au Liban. Le commandement militaire iranien a averti que si les frappes au Liban se poursuivaient, la riposte serait « bien plus dure et dévastatrice ».

En plus de l’évolution de la situation au Moyen‑Orient, le deuxième événement important de la journée sera la publication par le US Bureau of Labor Statistics de l’indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois de mai. Le consensus table sur une hausse du CPI de 4,2 % en glissement annuel, contre 3,8 % en avril — ce serait le niveau le plus élevé depuis avril 2023 et nettement au‑dessus de la moyenne de 2,8 % observée au cours des 12 derniers mois. D’un mois sur l’autre, une progression de 0,5 % est attendue, après 0,6 % en avril. L’inflation sous‑jacente, hors alimentation et énergie, est anticipée en hausse à 2,9 % sur un an, contre 2,8 % en avril, tandis que sur un mois, elle devrait ralentir à 0,3 % après 0,4 %.

Il convient de noter que ce rapport est publié dans un contexte extrêmement tendu. Le rapport sur les Non‑Farm Payrolls de mai, publié vendredi dernier, a fait ressortir une croissance de l’emploi plus de deux fois supérieure aux attentes — ce qui a provoqué une chute de l’euro, de la livre et d’autres actifs face au dollar — et les marchés intègrent désormais pleinement une hausse des taux de la Federal Reserve d’ici la fin de l’année. Selon l’outil CME FedWatch, la probabilité d’au moins une hausse de taux aux États‑Unis en 2026 dépasse 70 %. Si les chiffres du CPI dépassent le consensus, le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, se retrouvera, dès sa première réunion des 16‑17 juin, dans la situation où il devra envoyer des signaux forts au marché. C’est un scénario favorable pour le dollar.

En ce qui concerne la configuration technique actuelle de l’EUR/USD, les acheteurs doivent réfléchir à la manière de reconquérir le niveau de 1,1555. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils pourront viser un test de 1,1580. De là, l’objectif pourrait être 1,1600, mais y parvenir sans le soutien des grands intervenants sera assez problématique. L’objectif le plus éloigné serait le sommet à 1,1625. Si l’instrument de trading recule vers 1,1530, je m’attends à une intervention marquée de la part des gros acheteurs. Si personne ne se manifeste, il sera plus prudent d’attendre un nouveau creux à 1,1505 ou d’ouvrir des positions longues à partir de 1,1480.

S’agissant de la configuration technique actuelle du GBP/USD, les acheteurs de livre doivent reprendre la résistance immédiate à 1,3390. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils pourront viser 1,3415, un niveau qui sera assez difficile à franchir. L’objectif le plus lointain sera la zone de 1,3440. En cas de baisse de la paire, les vendeurs tenteront de reprendre le contrôle de 1,3360. S’ils y parviennent, une cassure de cette zone porterait un coup sérieux aux positions haussières et pousserait le GBPUSD vers un creux à 1,3330, avec la perspective d’un mouvement vers 1,3299.

Jakub Novak,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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