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Vendredi dernier, plusieurs points d’entrée se sont formés sur le marché. Jetons un coup d’œil au graphique en 5 minutes pour comprendre ce qui s’est passé. Dans ma prévision matinale, j’ai mis en évidence le niveau de 1,1624 et prévu de prendre des décisions d’entrée à partir de ce seuil. La cassure de 1,1624 s’est produite sans nouveau test, je n’ai donc pas obtenu de point d’entrée et je me suis retrouvé sans aucune transaction. Dans la seconde moitié de la journée, une fausse cassure aux alentours de 1,1645 a offert un point d’entrée pour vendre l’euro, ce qui a entraîné une baisse de plus de 100 pips.
La forte hausse de l’emploi dans le secteur non agricole américain a renforcé le dollar et entraîné une baisse des actifs risqués, y compris de la monnaie européenne. Tout cela indique la persistance de pressions inflationnistes, alors même que l’économie continue de créer de nouveaux emplois. Plus l’inflation est élevée, plus la probabilité que la Federal Reserve relève ses taux d’intérêt d’ici la fin de l’année augmente.
Aujourd’hui, dans la première moitié de la journée, seront publiées les données sur les commandes à l’industrie en Allemagne ainsi que l’indicateur Sentix de confiance des investisseurs pour la zone euro. De mauvais chiffres sur ces indicateurs devraient maintenir la pression sur l’euro, provoquant un repli vers le nouveau support à 1,1506. Seule la formation d’une fausse cassure à ce niveau offrira un point d’entrée pour des positions longues, avec pour objectif un rebond de la paire vers 1,1534 d’ici la fin de la séance. Une cassure puis un retest de cette zone constitueront un signal supplémentaire d’achat d’euros, en anticipant une poussée plus marquée vers la résistance à 1,1560. L’objectif le plus éloigné sera le sommet à 1,1579, où je prendrai mes bénéfices. Si EUR/USD recule et qu’aucun intérêt acheteur n’apparaît autour de 1,1506, la pression sur l’euro s’intensifiera, entraînant une baisse plus importante de la paire. Dans ce cas, les vendeurs tenteront d’atteindre le prochain niveau intéressant à 1,1480. Ce n’est qu’en cas de formation d’une fausse cassure que les conditions seront favorables pour acheter l’euro. Je prévois d’ouvrir des positions longues uniquement sur un rebond depuis 1,1448, en visant une correction haussière intrajournalière de 30 à 35 pips.
Les vendeurs se sont manifestés vendredi et contrôlent désormais pleinement le marché. En cas de hausse de la paire aujourd’hui, j’attends que les baissiers apparaissent en premier lieu autour de la zone de résistance à 1,1534. Une fausse cassure à ce niveau fournira un bon point d’entrée pour des positions courtes, en anticipant une poursuite du repli vers le support à 1,1506. Une cassure et une consolidation en dessous de cette zone, accompagnées d’un retest de bas en haut, favoriseront une liquidation plus importante de l’euro, offrant une opportunité supplémentaire d’ouvrir des positions courtes à mesure que les prix se dirigeront vers 1,1480. L’objectif le plus éloigné sera la zone de 1,1448, où je prendrai mes bénéfices. Si EUR/USD progresse et qu’aucune activité baissière notable n’apparaît autour de 1,1534, l’euro pourrait fortement se redresser. Dans ce cas, il sera préférable de patienter avant d’ouvrir des positions courtes jusqu’au niveau majeur de 1,1560. Je ne vendrai à ce niveau qu’après un échec de consolidation. Je prévois d’ouvrir des positions courtes uniquement sur un rebond depuis 1,1579, en visant une correction baissière de 30 à 35 pips.
Dans le rapport COT (Commitment of Traders) du 26 mai, les positions longues comme les positions courtes ont diminué. Les traders continuent d’intégrer dans les prix une éventuelle hausse des taux d’intérêt en zone euro, mais ils le font avec prudence, la situation au Moyen-Orient restant dans une phase critique et rien n’étant définitivement résolu. Le rapport COT indique que les positions longues non commerciales ont diminué de 10 196 pour s’établir à 223 055, tandis que les positions courtes non commerciales ont reculé de 6 009 pour atteindre 193 629. Par conséquent, l’écart entre les positions longues et courtes s’est accru de 7 237.
Moyennes mobiles
Les échanges se déroulent en dessous des moyennes mobiles à 30 et 50 jours, ce qui indique une nouvelle baisse potentielle pour la paire.
Remarque : les périodes et les prix des moyennes mobiles sont considérés par l’auteur sur le graphique horaire (H1) et diffèrent de la définition générale des moyennes mobiles journalières traditionnelles sur le graphique quotidien (D1).
Bandes de Bollinger
En cas de repli, la limite inférieure de l’indicateur, autour de 1,1470, fera office de support.