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La paire EUR/USD s’est retournée en faveur de l’euro et a entamé un nouveau mouvement haussier, sans toutefois tester la configuration haussière la plus proche. Le marché est de plus en plus convaincu qu’un accord entre l’Iran et les États-Unis pourrait être conclu dans un avenir proche. Donald Trump ne cesse de le répéter, tandis que les déclarations en provenance d’Iran confirment également une volonté de négociations pacifiques. Ainsi, les propos du président américain bénéficient au moins d’un soutien indirect. Sur fond d’optimisme croissant, les haussiers ont lancé une nouvelle offensive, bien que celle-ci reste très prudente.
Les traders comprennent que les enjeux des discussions entre les États-Unis et l’Iran sont tels qu’il se peut qu’aucun accord final ne soit trouvé. Par conséquent, ils ne se précipitent ni pour acheter l’euro, ni pour vendre le dollar, valeur refuge. Néanmoins, la structure graphique continue d’indiquer clairement une domination des haussiers. Ainsi, même en l’absence de signal correspondant, l’euro peut poursuivre son mouvement haussier, comme je l’ai répété à de nombreuses reprises ces derniers mois.
Dans la situation actuelle, les traders qui attendent pour ouvrir de nouvelles positions peuvent soit patienter jusqu’à ce que le déséquilibre 13 soit testé, soit attendre l’apparition de nouveaux schémas haussiers. Je considère toujours que la tendance reste haussière. La semaine dernière, les acheteurs sont passés tout près de tester le déséquilibre 13 et d’obtenir un nouveau signal d’achat. Il est à noter qu’il n’existe absolument aucun schéma baissier, de sorte qu’il n’y a même pas, en théorie, de base claire pour vendre la paire. Le précédent signal d’achat issu du déséquilibre 12 a parfaitement fonctionné, l’euro ayant gagné environ 270 points. Le marché est désormais prêt pour de nouveaux signaux et pour une nouvelle phase de hausse.
Je dois une fois de plus souligner que toute la progression du dollar américain entre janvier et mars a été exclusivement alimentée par la géopolitique. Dès que les États‑Unis et l’Iran sont parvenus à un cessez‑le‑feu, les vendeurs se sont immédiatement retirés, et depuis plus d’un mois les acheteurs dominent le marché. À l’heure actuelle, le cessez‑le‑feu reste fragile, mais les négociations se poursuivent et les chances de paix existent toujours. J’ai répété à plusieurs reprises que je ne crois pas que la tendance haussière soit terminée, et ce malgré la cassure sous d’importants plus bas définissant la tendance et malgré le conflit en Iran.
Le marché intègre souvent immédiatement le scénario le plus pessimiste, cherchant à anticiper la chaîne d’événements la plus extrême. Par conséquent, je pense que les traders ont peut‑être déjà entièrement intégré dans les prix le conflit géopolitique au Moyen‑Orient. Si tel est le cas, les vendeurs pourraient s’être retirés pour une longue période.
Le tableau d’ensemble du graphique est actuellement très clair. L’avancée haussière reste intacte, même si elle a besoin de soutien. Idéalement, ce soutien viendrait de la géopolitique — à savoir la poursuite des progrès dans les négociations entre l’Iran et les États‑Unis. Cependant, même en l’absence d’un tel contexte d’actualité, les acheteurs sont encore en mesure de prolonger le rallye, quoique probablement de façon plus progressive.
Le contexte économique de vendredi a offert aux vendeurs l’occasion de récupérer une partie de leurs récentes pertes. Le rapport Nonfarm Payrolls s’est avéré deux fois plus solide que les prévisions du marché. En avril, 115 000 nouveaux emplois ont été créés, alors que les traders n’en attendaient que 62 000. Le taux de chômage est resté inchangé à 4,3 %. Toutefois, à ce stade, on peut dire que les traders ont ignoré même ces chiffres économiques. Les acheteurs poursuivent leurs offensives sur fond d’anticipations croissantes de la signature d’un mémorandum entre Téhéran et Washington.
Les acheteurs ont encore de nombreuses raisons de rester actifs en 2026, et même le déclenchement de la guerre au Moyen‑Orient ne les a pas sensiblement réduites. Structurellement et à l’échelle globale, les politiques de Trump — qui ont contribué à la forte baisse du dollar l’année dernière — n’ont pas changé. Dans les prochains mois, la devise américaine pourrait se renforcer ponctuellement en raison d’un mouvement de fuite vers la qualité, mais ce facteur supposerait une escalade continue du conflit au Moyen‑Orient. Je ne crois toujours pas à une tendance baissière sur EUR/USD. Le dollar a bénéficié d’un soutien temporaire de la part du marché, mais quels seraient les moteurs fondamentaux permettant aux vendeurs de dominer à long terme ?
Calendrier des nouvelles pour les États‑Unis et la zone euro :
Le calendrier économique du 11 mai ne comporte qu’un seul événement, qui ne peut pas être considéré comme important. Par conséquent, l’impact du contexte d’actualité sur le sentiment du marché lundi devrait rester très limité. Le marché peut bien être fermé le week‑end, mais la géopolitique, elle, ne fait pas de pause le samedi et le dimanche.
Prévisions et recommandations de trading pour EUR/USD :
À mon avis, la paire reste en phase de formation d’une tendance haussière. Le contexte d’actualité a changé brutalement il y a trois mois, mais la tendance elle‑même ne peut toujours pas être considérée comme annulée ou achevée. Les acheteurs peuvent donc tout à fait poursuivre leur progression à court terme, à moins que la géopolitique ne s’oriente soudainement vers une nouvelle escalade.
Les traders ont eu la possibilité d’ouvrir des positions longues sur la base du signal issu du déséquilibre 12, et le mouvement haussier pourrait se poursuivre en direction des sommets de cette année. Le déséquilibre 13 s’est également formé et pourrait fournir un nouveau signal haussier dans un avenir proche. Pour que l’euro puisse continuer à progresser librement, le conflit au Moyen‑Orient doit évoluer vers une paix durable, et certains signes de désescalade commencent déjà à apparaître. Les acheteurs manquent encore de soutien suffisant pour un nouveau mouvement impulsif, mais ils peuvent continuer leur avancée même en son absence.