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20.02.2026 07:58 PM
EUR/USD. Smart Money. Le dollar américain se renforce sur fond de tensions géopolitiques liées à l’Iran

La paire EUR/USD recule pour la neuvième séance consécutive, et une telle série de pertes quotidiennes soulève inévitablement la question suivante : qu’est-ce qui se cache derrière ce brusque retournement du sentiment de marché ? À mon sens, il n’existe pas de réponse tranchée. Les traders ne peuvent qu’émettre des hypothèses sur les raisons pour lesquelles le dollar américain se renforce depuis une semaine et demie, en ignorant les configurations graphiques et de nombreux indicateurs économiques.

Rappelons que, la semaine dernière encore, le rapport annuel sur les Nonfarm Payrolls et les données d’inflation suggéraient davantage une baisse du dollar qu’une hausse. Cette semaine, toutes les statistiques économiques n’ont pas permis aux vendeurs d’attaquer avec assurance. Hier, il n’y a pas eu de publications importantes, et aujourd’hui, presque tous les indicateurs européens ont affiché des chiffres plutôt solides — sans pour autant inciter les acheteurs à passer à l’offensive. J’en conclus donc que le marché ne réagit actuellement pas aux données économiques et qu’il est entièrement focalisé sur le « conflit iranien ».

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Le dernier déséquilibre haussier 12 aurait pu être invalidé dès hier, mais cela ne s’est pas produit jusqu’à présent. Nous n’avons pas observé de seconde réaction à ce schéma, il n’y a donc toujours pas de fondement pour l’ouverture de nouvelles positions longues. D’une manière générale, il reste l’option d’une prise de liquidité sur le plus bas du 6 février, mais ce type de signal est en général difficile à exploiter en trading.

La structure du graphique continue d’indiquer une domination haussière. La tendance haussière reste intacte. À l’heure actuelle, la paire est proche de mettre de côté, pour un temps, le scénario haussier, mais le déséquilibre 12 n’a pas encore été invalidé. En tout état de cause, il n’existe actuellement aucun schéma baissier à partir duquel les traders pourraient ouvrir des positions vendeuses. Et, comme déjà mentionné, la tendance est haussière.

Vendredi, le contexte d’actualités a offert aux acheteurs une occasion pleinement justifiée de passer en mode offensif. Les indices d’activité des entreprises dans les secteurs des services et de l’industrie en Allemagne, ainsi que dans l’ensemble de la zone euro, ont dépassé les attentes des traders. Cependant, ces derniers ont choisi de ne pas réagir aux statistiques favorables à l’euro, ce qui me convainc davantage que la hausse du dollar trouve sa source dans le facteur iranien.

Les acheteurs disposent de raisons suffisantes pour une nouvelle offensive depuis déjà 6 à 7 mois, et ces raisons, semaine après semaine, n’ont au minimum pas diminué. On peut citer, entre autres, les perspectives (en tout état de cause) accommodantes de la politique monétaire du FOMC, l’ensemble des orientations politiques de Donald Trump (qui n’ont pas récemment changé), la confrontation États‑Unis–Chine (où seule une trêve temporaire a été conclue), les manifestations publiques aux États‑Unis contre Trump sous le slogan « No Kings », la faiblesse du marché du travail, la paralysie partielle de l’administration à l’automne (qui a duré un mois et demi), le blocage de février, les actions militaires américaines contre certains pays, les poursuites pénales à l’encontre de Powell, la « confusion autour du Groenland », ainsi que les relations tendues avec le Canada et la Corée du Sud. Par conséquent, à mon sens, une poursuite de la hausse de la paire serait tout à fait logique.

Je ne crois toujours pas à une tendance baissière. Le contexte d’actualités reste extrêmement difficile à interpréter en faveur du dollar, et je ne cherche donc pas à le faire. La ligne bleue marque le niveau de prix en dessous duquel la tendance haussière pourrait être considérée comme achevée. Les vendeurs devraient faire reculer le prix d’environ 280 points pour l’atteindre — ce qui semble encore être une tâche très difficile compte tenu du contexte d’actualités actuel et de la structure du graphique, sur lequel il n’existe pas le moindre schéma baissier.

L’objectif haussier le plus proche pour l’euro était le déséquilibre baissier à 1,1976–1,2092 sur le graphique hebdomadaire, formé en juin 2021. Ce schéma a désormais été entièrement comblé. Au‑dessus, deux niveaux peuvent être mis en évidence : 1,2348 et 1,2564 — qui correspondent tous deux à des sommets sur le graphique mensuel.

Calendrier des nouvelles pour les États‑Unis et la zone euro :

Zone euro – Indice du climat des affaires en Allemagne (09 h 00 UTC).

Le 23 février, le calendrier économique ne contient qu’une seule publication secondaire. L’impact du contexte d’actualités sur le sentiment de marché lundi pourrait être extrêmement limité.

Prévisions et conseils de trading sur l’EUR/USD :

À mon avis, la paire reste engagée dans un processus de formation d’une tendance haussière. Malgré un contexte d’actualités favorable aux acheteurs, les vendeurs ont lancé à plusieurs reprises des attaques ces derniers mois. Cependant, je ne vois pas de raisons réalistes justifiant le début d’une tendance baissière.

À partir des déséquilibres 1, 2, 4, 5, 3, 8 et 9, les traders ont eu des opportunités d’acheter l’euro. Dans tous les cas, nous avons observé une certaine progression, et la tendance haussière reste intacte. Au cours de la semaine passée, l’évolution des prix n’a pas été celle que nous aurions souhaitée, mais une prise de liquidité au sein du déséquilibre 12 pourrait encore former un signal haussier accompagné d’un nouvel élan à la hausse.

Samir Klishi,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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