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La paire EUR/USD a poursuivi son repli jeudi et a clôturé sous le niveau de correction de 61,8 % à 1,1770, ce qui ouvre désormais la voie à de nouvelles baisses en direction du prochain niveau de correction de 76,4 % à 1,1696. Une consolidation au-dessus de 1,1770 serait favorable à l’euro et soutiendrait une reprise en direction du niveau de Fibonacci de 50,0 % à 1,1830.
La structure de vagues sur le graphique horaire reste simple. La dernière vague haussière achevée n’a pas réussi à dépasser le sommet de la vague précédente, tandis que la nouvelle vague baissière a cassé le creux antérieur. Ainsi, la tendance s’est effectivement inversée à la baisse. Les acheteurs ont marqué une pause au sein de ce qui avait été une offensive de grande ampleur — une offensive qui aurait été impossible sans Donald Trump — et cette pause s’est considérablement prolongée. Trump a porté les tensions au maximum, tant à l’échelle mondiale qu’aux États‑Unis, mais début 2026, des discussions sur une possible procédure de destitution du président ont commencé à apparaître sur le marché.
Jeudi, le contexte d’actualité était relativement pauvre, mais l’unique publication — les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage — s’est révélée meilleure qu’anticipé, apportant une nouvelle fois un soutien aux vendeurs. Je ne suis pas certain que les vendeurs se seraient abstenus d’attaquer même en l’absence de ce rapport, car l’appréciation du dollar avait déjà commencé plus tôt dans la journée. Il n’en reste pas moins que les faits sont là. À mon sens, un facteur global explique en partie le renforcement actuel du dollar. Pour rappel, après des statistiques décevantes sur le marché du travail pour 2025 et de solides chiffres pour le mois de janvier, ainsi qu’un recul de l’inflation américaine à 2,4 %, les traders anticipaient une position plus accommodante de la part du FOMC. Cela ne s’est toutefois pas produit. Le Board of Governors de la Réserve fédérale n’est toujours pas convaincu que l’inflation ralentisse vers 2 % et préfère maintenir, pendant encore plusieurs mois, une approche attentiste en matière de politique monétaire. Ce facteur peut soutenir le dollar, mais le billet vert progresse depuis 10 séances consécutives. Cela paraît excessif pour un seul facteur, d’autant que la BCE ne prévoit pas non plus d’assouplir sa politique, malgré un ralentissement de l’inflation à 1,7 %.
Sur le graphique en 4 heures, la paire s’est retournée en faveur du dollar américain et a reculé jusqu’au niveau de Fibonacci de 61,8 % à 1,1748. Une consolidation sous 1,1748 ouvrirait la voie à une nouvelle baisse vers le prochain niveau correctif de 50,0 % à 1,1694. Un rebond à partir de 1,1748 permettrait aux acheteurs de regagner du terrain en direction du niveau de Fibonacci de 76,4 % à 1,1813. Aucune divergence naissante n’est observée aujourd’hui sur les indicateurs.
Rapport Commitments of Traders (COT) :
Au cours de la dernière semaine de reporting, les traders professionnels ont ouvert 16 403 positions longues et clôturé 541 positions courtes. Le sentiment du groupe « Non-commercial » reste haussier grâce à Donald Trump et à ses politiques, et il continue de se renforcer au fil du temps. Le nombre total de positions longues détenues par les spéculateurs s’élève désormais à 319 000, tandis que les positions courtes atteignent 138 000. Cela représente plus du double d’avantage en faveur des haussiers.
Pendant trente-trois semaines consécutives, les grands intervenants ont réduit leurs positions courtes et augmenté leurs positions longues. Puis un « shutdown » a commencé, mais nous observons à nouveau le même schéma : les traders professionnels continuent d’accumuler des positions longues. La politique de Donald Trump demeure le facteur le plus important pour les intervenants, car elle génère de nombreux problèmes qui auront des conséquences à long terme et structurelles pour l’Amérique — par exemple, la forte dégradation du marché du travail (2025) et une baisse de la réputation mondiale. Les traders s’inquiètent également d’une possible perte d’indépendance de la Réserve fédérale en 2026 et des ambitions géopolitiques de Donald Trump.
Calendrier économique pour les États-Unis et l’Union européenne :
Le 20 février, le calendrier économique est particulièrement chargé, les indices PMI de l’UE et le PIB américain se distinguant tout particulièrement. L’impact du flux d’actualités sur le sentiment de marché vendredi pourrait se prolonger tout au long de la séance.
Prévisions et conseils de trading pour EUR/USD :
La vente de la paire était possible après une clôture sous 1,1889 sur le graphique horaire avec un objectif à 1,1830. L’objectif a été atteint. De nouvelles ventes étaient possibles après une clôture sous 1,1830 avec un objectif à 1,1770. Cet objectif a également été atteint. Ces positions peuvent être conservées ouvertes vendredi avec un objectif à 1,1696. Les achats deviendront possibles après une consolidation au-dessus de 1,1770 sur le graphique horaire avec un objectif à 1,1830.
Les niveaux de retracement de Fibonacci sont tracés entre 1,1805–1,1578 sur le graphique horaire et entre 1,1919–1,1471 sur le graphique 4 heures.